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La société

C’est en 1949 que Viking Clase, propriétaire et directeur de l’entreprise « C.A.Clase Ltd », spécialisée dans la fourniture d’équipements pour la marine, décide d’acquérir un nouveau bateau. Pour dessiner le voilier de ses rêves, c'est-à-dire un voilier rapide, simple à manœuvrer, confortable et bien entendu élégant, Viking Clase fait appel à Erik Salander.


Cet architecte naval suédois d’expérience, il en est à son 317ème dessin,  est particulièrement connu en Scandinavie pour avoir dessiné et construit nombre de voiliers de course, en particulier ces « S.K » qui font concurrence aux bateaux de jauge métrique jugés trop dispendieux (cf. Les Skerries – Cent ans de modernité – CHASSE  MAREE N°195).


On peut aussi penser qu’E. Salander se soit laissé influencer par la jauge « Kruiser Racer » en vogue sur les côtes de la Baltique depuis le milieu des années 30 sans que cela ait été une demande précise de son commanditaire. Issue de la jauge métrique internationale cette jauge « K.R » répond dès 1936 aux soucis d’habitabilité et de confort de nombreux plaisanciers déçus par la dérive exclusivement régatière de la jauge métrique.


Pour satisfaire aux exigences de V. Clase E. Salander dessine ainsi une merveille  de 41 pieds à la flottaison (12 KR ?) et de 17,78 m au pont. Dans un article paru dans la revue « Tillrors » du Swedish Cruiser Club en 1952, un an après la mise à l’eau, l’architecte ne cache pas sa satisfaction d’avoir pu répondre aux exigences de son client ; en particulier les exigences de confort qui dans un premier temps l’avaient conduit à dessiner un voilier de 44 pieds à la flottaison et de 30 t de déplacement.


Bordé d’acajou du Honduras d’une qualité exceptionnelle sur une structure en chêne (les couples sont constitués de 6 plis de chêne lamellés collés), doté d’un pont en teck du Siam introuvable aujourd’hui « Gullveig » répond aux critères les plus exigeants du « Lloyd’s Register », ceux de la classe +100A1.


Pour accroître la manoeuvrabilité du bateau E. Salander choisit le gréement de ketch qui permet un meilleur partage de la voilure tout en lui conservant une bonne efficacité.

Il dote en outre « Gullveig » d’un moteur de la célèbre marque « Enfield », le fin du fin à cette époque. La puissance relativement faible de 19 CV est également classique dans les années 50.

Enfin rien n’est négligé pour le confort. « Gullveig » dispose de 3 cabines en plus du carré : une cabine pour la navigation avec couchette pour l’équipier de veille à proximité du cockpit, la cabine de propriétaire avec deux couchettes à proximité du carré et une cabine pour les deux marins du bord située à l’avant du carré et de l’espace cuisine. A noter également un coin « toilettes » entre la cabine du propriétaire et le carré ainsi que des toilettes dans la cabine avant.


 A son lancement en 1951 « Gullveig » est la fierté de Viking Clase ainsi que de son architecte. Mais « Gullveig » est aussi la fierté de son constructeur Hjalmar Olsson, du chantier Arendals Bätvarv, qui considère que c’est là son chef d’œuvre. Son fils, Lars Olsson, évoque encore dans les années 2010 l’émotion et la fierté paternelle en ce mois de juin 1951 lors de la mise à l’eau de « Gullveig » non loin de Göteborg.


 Viking Clase est un fin navigateur. Il inscrit « Gullveig » au R.O.R.C. (N° 194) et l’engage dans de nombreuses courses de la Baltique avec succès. Il participe en particulier à la « skew race », cette course croisière de plusieurs centaines de miles organisée par les clubs royaux des trois états scandinaves qui attirent plusieurs centaines de participants, scandinaves mais aussi allemands, hollandais et même britanniques. « Gullveig », classe I du R.O.R.C., fait 3ème à deux reprises, en 1953 et 1954, puis 7ème en 1960.


Mais V. Clase est aussi un bon vivant aimant accueillir ses amis à bord de son bateau. Il honore comme il se doit en Scandinavie le solstice d’été. On raconte encore dans les clubs suédois qu’une certaine année « Gullveig » s’est trouvé « enlisé » au milieu des carcasses de crustacés jetées par-dessus bord à l’occasion de cette fête annuelle.

 Démâté lors d’une violente tempête « Gullveig » se voit doté en 1962 de deux nouveaux mâts en alliage léger remplaçant à « l’identique » les mâts à l’origine en bois.


Désarmé peu de temps après au décès de V. Clase au milieu des années 70 « Gullveig » est vendu quelques années plus tard à un plaisancier allemand, surnommé « le plombier »,  qui lui fait changer d’horizon. « Gullveig » navigue désormais en Méditerranée.

Mais son nouveau propriétaire le néglige quelque peu et c’est un peu défraîchi que Thomas T. le découvre en Italie à Portoferraio, le port de l’île d’Elbe. Passionné de bateaux il jette son dévolu sur ce voilier dont il perçoit toute la classe et en devient propriétaire en 1992.


Thomas sillonne la Méditerranée pendant 3 ou 4 ans puis remonte directement du Portugal à Falmouth à la fin des années 90, en espérant rejoindre son pays d’origine pour remettre « Gullveig » dans l’état que ce voilier mérite, puis courir le monde. Mais une fois l’ancre jetée à Falmouth il lui est impossible de la relever.


« Gullveig » est mis au sec et Thomas entreprend lui même des travaux de rénovation; mais ne disposant ni du temps ni des moyens pour le restaurer Thomas T. décide de changer de vie. Il met une annonce sur @bay en novembre 2005 et se sépare  de « Gullveig », acheté par quelques amis passionnés de voiliers classiques, au printemps 2006.


« Gullveig » est confié au chantier Stagnol à Bénodet  pour une restauration qui va s’étaler sur deux ans (2007/2008) et redonner à cette merveille toute sa classe et sa beauté originelle.Deux nouvelles campagnes de travaux (2013 et 2017) complèteront la rénovation de ce voilier d'exception.

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E. Salander

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GULLVEIG

  

Lancement - Juin 1951

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